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Parmi eux Pedro Mascarenna, qui laissera son nom à
l’archipel des Mascareignes. N’ayant pas d’habitants
à convertir au catholicisme, les portugais ne s’installèrent
pas sur l’île, toutefois comprenant leur intérêt
ils y laissèrent quelques chèvres, cochons et
bétail en espérant qu’ils se reproduiraient
suffisamment pour fournir des vivres fraîches sur le
chemin du retour des Indes. Les portugais y laissèrent
aussi des singes et sans le savoir des rats qui en prenant
la nourriture des Dodos et en mangeant leurs œufs contribuèrent
à l’extermination de cet oiseau à la gloire
posthume.
En 1598, ce sont les Hollandais qui installèrent
une base et baptisèrent l’île «MAURICE»
du nom du Prince d’Orange, Maurice de Nassau, mais la
colonisation débutera réellement 40 ans plus
tard. En 1638 après une utilisation sommaire
de l'île pour des réparations de bateaux et pour
abriter leur flotte, les premiers hollandais débarquèrent
pour fonder une colonie. Ils implantèrent la canne
à sucre et amenèrent des esclaves d’Indonésie
et Madagascar afin de fournir de la main d’œuvre.
Ils y exploitèrent le bois, le coton et le tabac plus
qu'ils n'y développèrent la culture de la canne.
En 1710, leur essai de colonisation d'aboutissant pas, les
Hollandais quittent l'île définitivement et l'abandonnent
aux pirates. Non sans avoir détruit en grande partie
les bois d'ébène et exterminé le Dodo,
mais laissant derrière eux des pousses de canne à
sucre, des cocotiers, des cerfs de Java, des cochons, des
canards et…des chiens errants (une autre particularité
de Maurice.)
En
1715, les Français font la traversée
depuis la Réunion (île Bourbon) et à leur
tour prennent possession de Maurice en la rebaptisant «Isle
de France». Bertrand François Mahé Comte
de la Bourdonnais fut nommé gouverneur en 1735 et devint
en quelque sorte le premier héros national. Il établi
les vraies fondations du pays et crée la première
sucrerie de l’île. La Bourdonnais resta en place
jusqu’en 1746. Pierre Poivre un ancien de la Compagnie
des Indes, contribua également activement au développement
du commerce.
En 1744, le naufrage du vaisseau Saint-Géran dans
la baie du tombeau, rendit célèbre l'Isle de France.
En effet, celui-ci transportait Virginie, dont Bernardin de
Saint Pierre, immortalisera l'histoire dans son roman Paul et
Virginie.
En 1810, les français et les anglais s’affrontèrent
à Grand Vieux Port (Mahébourg) mais malgré
la victoire française, les Anglais firent le blocus de
l’île et en 1814 et en reprirent possession en la
rebaptisant Maurice. Ils laissèrent néanmoins
aux franco-mauriciens leur langue, leurs us et coutumes, leurs
lois, ainsi que le droit de préserver leurs propriétés
privées. Ceci explique que les langues les plus couramment
utilisées soient le Créole et le Français.
En 1835, l'abolition
de l’esclavage fut appliquée et c’est
à cette époque que des travailleurs venus de
Chine et d'Inde (450 000) commencèrent à remplacer
les anciens esclaves dans les champs de canne à sucre.
Cette culture permit d’ailleurs à Maurice un
développement rapide, elle devint la principale ressource
de l'île et on y voit à quel point son histoire
est liée à celle de la canne.
En
1864, un chemin de fer (aujourd’hui disparu)
a silloné durant un siècle les villes et les
champs de Maurice. Le succes du chemin de fer fut en partie
dû à une épidémie qui attaqua
les chevaux et les mules. Ceux qui avaient pour habitude de
voyager en charettes, trouvant moins cher ce moyen de transport,
se tournèrent alors vers le train.
Le 12 mars 1968, sous la conduite du Dr Seewoosagur
Ramgoolam, l'île Maurice accéda à l'indépendance.
Le 12 mars 1992, la république mauricienne
est proclamée. Tout en restant au sein du Commonwealth,
un président de la République est élu
pour cinq ans par le Parlement et il remplace alors à
la tête de l'Etat la reine d'Angleterre et son représentant
local le gouverneur général. Se calquant sur
le modèle britannique, le pouvoir exécutif est
exercé par un Cabinet formé de 25 ministres,
avec un Premier ministre qui est le chef de la majorité
parlementaire.
La
République de Maurice comprend l'île principale
Maurice, l'Ile Rodrigues, Saint Brandon, et Agalega qui lui
sont dépendantes politiquement et économiquement.
De plus, le Gouvernement Mauricien réclame la souveraineté
de Diégo Garcia, île sur laquelle les américains
ont établi une base militaire.
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